Retour en images sur la Vogue de Veyrier, Livres en lumières à Ferney et Lullaby

Magnifique soleil au rendez-vous de cet avant dernier week-end de septembre, pendant lequel se sont tenus la Vogue de Veyrier et le 20ème anniversaire de l’association Bouillon de lectures. Des auteurs, jeunes ou non, étaient également présents pour discuter et partager leur passion de l’écriture avec le public. Bien entourée, j’ai été ravie de participer à cette manifestation pour la deuxième fois! En voici quelques images:

En dédicace:

Avec Sophie Colliex, Olivier Beetschen et Silvia Härri:

J’ai appris un peu par hasard que je participais une nouvelle fois cette année à la manifestation « Livres en lumières » à Ferney-Voltaire qui se tiendra le 7 octobre… D’une part sur le programme en ligne de la manifestation, puis suite à un article dans Le Courrier. J’en serai évidemment pour un petit moment dans les cadres des écrivains en questions et sur le stand des éditions Encre Fraîche en compagnie de mon fils!
Plus d’informations ici:
Livres en lumières à Ferney – 7 octobre

Mon troisième texte a été publié sur le site « Je ne laisserai jamais dire que ce n’est pas la plus belle chanson du monde »… avec Lullaby… La chanson qui a déclenché mon arachnophobie, mais aussi ma passion pour The Cure.

Lullaby – The Cure – La plus belle chanson du monde

Lullaby rejoint Lithium et Angel, Angel Down we go.
Lithium – Nirvana

Angel, Angel Down we go

Je participerai également le 4 novembre au Salon des petits éditeurs à La Ferme Sarrasin au Grand-Saconnex. Je vous donnerai bientôt plus d’informations sur mes horaires de dédicaces.

Salon des petits éditeurs

Le 25 octobre, vous aurez l’occasion de me retrouver de 11h00 à 12h00 sur les scènes du crime de L’Ogre du Salève au micro de Catherine Fattebert dans l’émission Versus Lire sur Espace 2.
Je vous transmettrai évidemment le lien vers l’émission et le podcast.

A très bientôt,

Olivia

Flashback, musique et Vogue de Veyrier

Chers tous,

Cela fait un moment que je n’ai pas donné de nouvelles ici. Une raison toute simple: il n’y en avait pas.

Je traverse une sorte de période de transition qui dure depuis presque un an. Un espèce de passage à vide ou plutôt, une découverte en profondeur du néant, du mien.

Heureusement que l’écriture reste et qu’elle m’aide à tenir le coup.

Le Mage noir est en bonne voie. J’espère pouvoir en dire plus à ce sujet prochainement.

Cet été, pas d’activités littéraires et pas de rentrée littéraire pour moi non plus, mais un passage au Livre sur les Quais où j’ai eu le plaisir de rencontrer et d’échanger avec l’un de mes écrivains favoris du moment: Franck Thilliez, – un exemple à suivre pour moi – et de passer de très bons moment avec Marie Javet, Christelle Magarotto, Jean-François Fournier, Marc Voltenauer et Nicolas Feuz. De faire un coucou à Abigail Seran, Stéphane Bourgoin, Olivier Chapuis, Antoine Jaquier, Mélanie Chappuis, Mark Zellweger, Sabine Dormond, Laure My Hun Croset et Bertrand Schmidt! Malheureusement, je n’ai pas pu voir tout le monde.

Et j’ai même eu le plaisir d’immortaliser une belle brochette d’auteurs:

Stéphane Bourgoin, Bernard Werber et Franck Thilliez

Je viendrai également à la rencontre de mes lecteurs le 23 et le 24 septembre pour dédicacer mes ouvrages de 15h à 17h lors de la Vogue de Veyrier sous les marronniers à l’occasion du vingtième anniversaire de l’association Bouillon de lecture.

Plus d’informations par ici:

Dédicaces Vogue de Vernier – 23 et 24 septembre

Et je viens de découvrir que deux de mes textes ont été publiés sur le blog des éditions Cousu mouche, « Je ne laisserai jamais dire que ce n’est pas la plus belle chanson du monde », par ici:

Lithium – Nirvana – La plus belle chanson du monde

Angel, Angel, Down we go – Morrissey

Je me réjouis de vous retrouver à Veyrier et de vous donner des nouvelles de mon « Mage noir »! A bientôt,

Olivia

Le voyageur sans mémoire – Nouvelle sur le thème « Partir? »

 

Je vous invite à découvrir le texte que j’ai rédigé dans le cadre du concours de nouvelles organisé par l’Association EcritureS Onex sur le thème qui invite à beaucoup d’imagination: « Partir? ».

Vous découvrirez à travers ces quelques lignes le périple d’un voyageur particulier….

Belle lecture!

Le voyageur sans mémoire

« L’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage ». Robert Louis Stevenson

Le soleil peine à faire pénétrer ses rayons à travers la baie vitrée et à apporter un peu de chaleur dans le décor impersonnel de cette grande salle dans laquelle je me trouve. Une pièce où l’on attend. Des chaises, des fauteuils et quelques tables, contre un mur un écran, contre un autre une horloge. Je lis la position des aiguilles, il est six heures. Je cligne des yeux et promène mon regard autour de moi. Je suis pratiquement seul à patienter aujourd’hui sur mon fauteuil en cuir rigide et inconfortable. Depuis quelques temps, j’ai beaucoup de mal à m’endormir et pour ne rien arranger je me réveille à l’aube. Ce n’est pourtant pas un jour ordinaire. Je suis excité comme un enfant. Pour la première fois, je m’en vais. Mes prières et mes supplications ont été entendues. J’ai déjà essayé de me faire la malle à plusieurs reprises. Mes tentatives d’évasion se sont soldées par de retentissants fiascos et d’interminables réprimandes. Soit je n’avais pas pris la bonne direction, soit je n’avais pas été assez discret, parfois même je m’étais perdu, en bref, c’était comme si je n’étais pas encore prêt à effectuer le voyage. La désillusion et la déception me submergent. Ce qui est bien, c’est que j’ai déjà oublié. Chaque jour est une nouvelle page blanche, un espace vierge d’où sont également absentes la motivation et l’envie. Je regarde dans la pièce autour de moi. Il y a cette femme qui semble attendre depuis un siècle déjà, sa tête penche en avant. Je pense la connaître, je secoue la tête, en fait non, je ne l’ai jamais vue. Oh ! On dirait qu’elle s’est endormie, zut, j’aurais bien aimé discuter avec elle et lui raconter avec fierté que c’est le grand jour pour moi. Je me souviens de mes heures glorieuses, de mes 18 ans quand je crânais, beau comme un dieu, lors des fêtes du village. Les flonflons de l’accordéon me donnent de la force. Je suis un très bon danseur ; un excellent danseur, même.  Aucune femme ne peut me résister. Je valse à travers la salle avec légèreté dans mon costume du dimanche. Retour au présent. De l’autre côté de la pièce, il y a ce type qui regarde un écran, l’air vide et désespéré. Quelle heure est-il déjà ? L’angoisse, la tristesse et l’ennui sont à nouveau là sans que je n’en connaisse la raison. Des compagnons de vie depuis un bout de temps. Je ressens l’irrépressible envie de me lever et de me promener. Je ne me rappelle plus pourquoi je suis assis là. J’ai envie de rentrer chez moi, car ici, ce n’est pas chez moi. D’ailleurs, qu’est-ce que je fais là ? Je m’agite, mes jambes tremblent et j’essaie de me lever, péniblement. C’est vrai que je n’ai plus beaucoup de forces et pourtant je me sens pousser des ailes quand je repense à cette belle femme blonde aux yeux verts en robe rouge à petits pois jaunes. Je peux même sentir son parfum.

Une autre jeune femme s’approche, toute de blanc vêtue. Uniforme étrange, je ne me souviens pas d’en avoir déjà vu un de tel. Elle vient me chercher on dirait, mais oui, c’est vrai, je pars en voyage aujourd’hui. J’avais oublié. C’est une hôtesse de l’air un peu spéciale. Elle me prend gentiment par le bras pour m’aider à me lever et nous avançons en direction d’un couloir. Nous allons embarquer.

– Bonjour, Monsieur Chapuis. Comment allez-vous ce matin ?

– Bonjour Mademoiselle ! Quelle heure est-il ? Je vais bien, et vous-même ? Comment vous appelez vous ?

– Il est 7h00, Monsieur Chapuis. Je m’appelle Nadège. Ce matin, vous partez en voyage. Je vous accompagne à la gare. J’espère que vous avez bien dormi et que vous avez pris votre petit-déjeuner.

– Ah oui, c’est vrai, je pars en voyage. Merci, mon petit. Quelle heure est-il ? Oui, j’ai bien dormi. Est-ce qu’ils partent avec nous ? Demanda le vieil homme paniqué, en se retournant et en désignant d’un doigt tremblotant la femme et l’homme qui n’avaient pas bougé.

– Il est 7h00. Votre train part dans quelques minutes, Monsieur Chapuis. Non, vous partez sans eux. Ils voyageront un autre jour. C’est Caroline qui partira avec vous aujourd’hui. Voici votre billet de train. Elle vous attend sur le quai.

– Où sont mes bagages ? J’ai besoin de mes livres et de mon chapeau quand je pars. Nous partons en train ? Je croyais que nous partions en avion. Où allons-nous ? Quelle heure est-il ?

– Vos affaires vous attendent avec Caroline sur le quai. Vous partez en train et il est 7h02, répondit Nadège avec douceur. Nous allons où vous voulez aller.

– Merci. Nous partons en voyage ? Vous savez, mon petit, – Quel est votre prénom déjà ? -, cela fait longtemps que je ne suis pas parti. J’aimerai juste rentrer chez moi. Mais, je ne sais plus comment m’y rendre… Quelle heure est-il ? Sommes-nous en retard ?

 

Les yeux du vieil homme s’embuèrent. Nadège ne répondit pas cette fois et il ne parla plus non plus. Il ne parlait jamais beaucoup, Eugène. Elle prit sa main ridée qu’elle caressa avec un geste doux. Ils poursuivirent leur chemin à travers les couloirs aseptisés qui menaient à la gare. Un sourire éclaira le visage du vieillard lorsqu’il aperçut une petite dame rondelette avec un sac de voyage à ses côtés et un chapeau de feutre vert kaki à la main. Le train les avait attendu. Ses wagons multicolores étaient là. Une horloge indiquait 7h10. Depuis quelques mois, la maison de santé des Lilas avait instauré une toute nouvelle forme de thérapie, celle du voyage. Dans un décor de cinéma, les malades d’Alzheimer s’évadaient quelques heures lors d’une virée en train en ne quittant matériellement pas les lieux.

La petite dame, certainement Caroline, le salua en lui serrant la main. Une expression de bonheur infinie s’installa sur le visage du vieil homme dès qu’ils gravirent les « marches » pour pénétrer dans le wagon. Cet enchantement ne s’effacerait plus.  Son billet en main, Eugène Chapuis était heureux. Il ne savait pas où il allait, mais il y allait. Il partait. Enfin ! Un voyage dont il ne se souviendrait certainement plus à son retour. Un voyage pour une destination inconnue. Un voyage dont il fallait profiter au présent. Rien n’importait d’autre que de partir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Impasse khmère à la bibliothèque de la Servette le 13 juin à 19h00

Après ces quelques mois de repos et mon retour lors du Salon du Livre, j’ai le plaisir d’avoir été invitée par les bibliothèques municipales de la ville de Genève à participer à leur cycle de rencontres.
Ainsi, je discuterai avec Sita Pottacheruva le 13 juin 2017 à 19h00 à la bibliothèque de la Servette au sujet de mon roman Impasse khmère.

Pour plus d’informations:

Impasse khmère à la Bibliothèque de la Servette

J’espère que vous viendrez nombreux et je me réjouis de partager ces quelques instants avec vous!

A bientôt,

Olivia

Salon du Livre 2017: des souvenirs indélébiles et une énergie créatrice retrouvée!

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Voilà, le Salon du Livre de Genève 2017 est déjà terminé. C’est le troisième auquel je participe en tant qu’auteure avec beaucoup de bonheur. Cette édition était un peu spéciale pour moi, car je sors d’une période particulièrement sombre.

Alors que le salon du livre a fermé ses portes dimanche soir, je me suis rendue compte que j’avais repris des forces. Les rencontres, les échanges, les sourires, les amis, les livres, les excès m’ont redonné une énergie folle. Je commence ce mois de mai rechargée à bloc et avec des idées à revendre.

Je ne pensais pas que cela arriverait et pourtant..Si.

Et la meilleure nouvelle, c’est que ni mon ordinateur, ni le logiciel word, ni mon gros stylo noir et mon carnet molesquine ne me font peur.

J’ai repris l’écriture et je m’y remettrai pas à pas, doucement, tranquillement.

Merci à tous ceux qui m’ont encouragée, soutenue, m’ont fait sourire et m’ont donc redonné confiance et la force de poursuivre!

PS: Je n’ai pris aucune photo cette année. Mes souvenirs sont gravés dans ma tête. Sauf celle ci-dessus, une véritable « Fabrique à idées » :-)!